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Les Origines de la capoeira

La capoeira est une lutte née de la rencontre des différentes cultures africaines au Brésil, durant trois cent ans d’esclavage. Cette lutte était camouflée avec des chants et de la musique pour ne pas alerter les surveillants. Ce rituel était pourtant une véritable préparation au combat pour la liberté.

Longtemps interdite et réprimée, même après l’abolition de l’esclavage, la capoeira ne sera autorisée par le gouvernement brésilien qu’en 1937. Elle sera enfin reconnue pour sa valeur culturelle, éducative et artistique. Manuel Dos Reis Machado, « Mestre Bimba », et Vicente Ferreira Pastinha, « Mestre Pastinha » ont donné de nouvelles directions à la capoeira qui s’est divisée en deux styles :

- La capoeira angola, composée de mouvements lents, malicieux et près du sol
- La capoeira régionale, plus rapide, athlétique et acrobatique

Aujourd’hui, la capoeira est en plein essor, dépassant les préjugés et ignorant les différences sociales. Au Brésil, elle occupe déjà une place obligatoire dans les écoles et les universités.

Sa pratique

La capoeira ne ressemble à aucune danse ni à aucun autre art. Elle est l’art de lutter dans la danse et de danser dans la lutte. Enfin, elle est un jeu.
La capoeira se joue dans une roda (ronde) formée par tous les participants. Sur le rythme de la musique, les capoeiristes combinent la ginga (base de la capoeira) et divers mouvements acrobatiques, coups de pieds et esquives. La complexité et la rapidité des enchaînements donnent au public l’impression d’un jeu combiné alors qu’il s’agit toujours d’improvisation. Seule la complicité, l’écoute et la maîtrise des gestes permettent aux capoeiristes d’évoluer sans se toucher.
Les principales vertus de la capoeira sont :

- La discipline
- Le renforcement physique
- Le développement de la coordination motrice
- Le rythme et la créativité
- La négation de la violence non nécessaire.

La musique qui accompagne les capoeiristes et rythme leurs mouvements s’apparente à celle du candomblé.
L’instrument principal est le berimbau, composé d’un arc de bois tendu et d’une calebasse servant de caisse de résonance. Il est accompagné d’un atabaque (tambour) et de deux pandeiros (tambourins).

Les chants de capoeira émettent des messages, des avertissements ou des conseils, commentent le jeu ou racontent les histoires légendaires de la capoeira.